Bon vin ? Mauvais vin ? Comment juger objectivement ?

Bon vin ? Mauvais vin ? Comment juger objectivement ?

Bon vin ? Mauvais vin ? Comment juger objectivement ?

 

Bon vin ? Mauvais vin ? Comment juguer ?

Bon vin ? Mauvais vin ? Comment juger objectivement ?

Voilà une question répandue qui soulève pas mal de subjectivité ! Un bon vin n’est-il pas celui que l’on aime, tout simplement ? C’est ce que nous allons voir maintenant.

Note : cet article invité a été rédigé par Benjamin du Blog Le vin pour tous

 

Les goûts et les couleurs

Lorsque l’on déguste un vin, on fait appel à nos différents sens afin d’en ressortir des impressions plus ou moins agréables. Ces impressions nous renvoient naturellement à notre propre appréciation du bon ou du mauvais, en fonction du degré de plaisir ressenti. C’est un jugement hédoniste qui ne peut être décisif que pour nous même.

S’il n’est pas rare d’être tout à fait d’accord avec le jugement de son voisin, en réalité, nos perceptions sont malgré tout différentes.

De plus, les sens sont plus affutés chez les uns que chez les autres, ce qui nuance encore la chose. Il ne s’agit là que d’une question de goût, et comme le dit l’expression populaire, « tous les goûts sont dans la nature » !

 

Comment juger ?

Bien, nous avons tous des goûts différents, ce qui nous amène à trouver un vin plaisant ou non.

Mais alors, comment peut-on apprécier la véritable valeur d’un vin, sa qualité réelle en tant que produit, sans se laisser tromper par nos préférences ? Et bien c’est très simple. Comme pour toute autre activité, il faut définir des critères communs à tous !

Un tel principe me rappelle tout de suite le râle de mes parents lorsque j’étais enfant : on ne dit pas « ce n’est pas bon » mais « je n’aime pas » ! Voilà qui représente parfaitement la nuance à adopter lors de la dégustation d’un vin. Faites toujours la différence entre la notion de plaisir, et celle de la qualité (même si elles sont souvent liées) !

Si on parle de goût, nul ne peut juger à votre place de ce qui est bon ou mauvais. C’est pourquoi les professionnels du vin se sont accordés pour définir des critères objectifs. Il s’agit de l’équilibre, de l’harmonie, de la complexité, et enfin de la persistance du vin. Grâce à eux, les dégustations et les notes qui en ressortent sont bien plus uniformes parmi les juges. Elles prennent alors tout leur sens, et ont une réelle signification qui positionne la qualité du vin sur une échelle.

A vous de les utiliser pour vos propres dégustations ! Evidemment, plus votre expérience dans la dégustation est grande, plus vous aurez des points de comparaisons qui feront de vos jugements des jugements avisés.

 

Les 4 critères de la qualité du vin

Il serait cruel de ma part de vous donner ces quatre critères et de m’en aller sans vous avoir apporté un minimum de précisions sur leur signification.

L’équilibre

L’équilibre permet de « mesurer » l’interaction entre les éléments piliers d’un vin.

Pour les vins rouges, il s’agit des tanins, de l’acidité, et de l’alcool. Pour les blancs secs,l’acidité et l’alcool, et pour les blancs sucrés, ajoutez le sucre.

Pour être équilibré, un vin ne doit pas agresser le palais, par exemple par une acidité trop marquée, ou par des tanins trop râpeux. Il est tout à fait possible qu’une tendance se dégage (cela dépend du type de vin), mais elle ne doit pas trop dominer. Le seuil du désagréable ne doit pas être franchit.

L’harmonie

Les impressions que vous avez lorsque vous sentez un vin doivent être en harmonie avec les sensations que vous ressentez ensuite en bouche. Il ne doit pas y avoir de rupture, de discorde, la progression doit rester logique.

La typicité est aussi un paramètre de l’harmonie. Mieux vaut avoir un minimum de connaissances sur les régions viticoles et les types de vins qui y sont produits, car il faut juger de la fidélité du vin par rapport à son type, son terroir.

La complexité

Un vin est dit complexe lorsqu’il a une grande qualité aromatique. Il doit laisser paraitre les saveurs de façon crescendo en bouche, et être riche de plusieurs familles d’arômes qui se combinent subtilement avec intensité. La base !

La persistance

On l’appelle aussi la longueur en bouche. Il faut juger de la persistance des saveurs et sensations en bouche, après avoir avalé le vin.
Un bon vin doit donner une bonne impression à la mise en bouche, et ne pas s’évanouir juste après !

 

Et un mauvais vin ?

Et un mauvais vin ?

Il est beaucoup plus simple de définir ce qu’est un mauvais vin qu’un bon vin, et il est aussi plus facile de le repérer. Un mauvais vin est tout simplement celui qui présente un défaut qui le rend désagréable. On peut citer par exemple les arômes suivants : vinaigre, odeur d’oxydation, goût de brulé ou de bouchon, odeur chimique ou organique, fruit blet, etc.

Vous l’avez compris, ne pas aimer un vin ne veut pas dire qu’il n’est pas bon. A vous de faire la part des choses !

 

Merci d’avoir lu cet article, j’espère qu’il vous aidera à mieux apprécier vos dégustations !

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