Quelle est la différence entre la DLUO et la DLC ?

Pour réduire le gaspillage alimentaire, il faut adopter de meilleurs gestes écologiques. Cela commence bien évidemment par une démarche d’achats responsables. En ce qui concerne la nourriture, vous pouvez vous référer au délai de consommation inscrit sur l’emballage pour déterminer la durée de conservation. Le fromage n’en fait pas exception. Bien évidemment, cela implique de faire d’abord la différence entre la DDM (date de durabilité minimale) et la DLC (date limite de consommation).

Alors, quelle est la différence entre ces deux mentions ? Comment savoir si votre fromage peut encore être consommé ou non une fois le délai passé ? Éléments de réponse.

Quelle est la différence entre la DLUO et la DLC ?

La vente de produits alimentaires est fortement réglementée dans l’Union européenne. Les normes de sécurité ainsi que les règles techniques pour les denrées alimentaires préemballées sont d’autant plus rigoureuses en France. L’étiquetage doit notamment présenter certaines informations indispensables pour offrir aux consommateurs la possibilité de savoir très précisément les ingrédients utilisés dans un produit défini. C’est également le cas pour les délais de consommation qui doivent être dûment visibles afin de prévenir les potentiels risques pour la santé ou l’éventuelle dégradation du produit.

Ici, deux mentions distinctes peuvent être présentes sur l’emballage.

La date de durabilité minimale (DDM)

Initialement connue sous l’indication de date limite d’utilisation optimale (DLUO), la DDM garantit la préservation de certaines propriétés du produit jusqu’à une date donnée. Généralement, le délai de consommation sera précédé de la mention « À consommer de préférence avant le… (jour/mois/année) ».

Une fois cette date dépassée, le produit peut alors perdre (ou augmenter, en ce qui concerne le fromage) son goût, son arôme ou ses propriétés nutritionnelles. Les aliments qui sont concernés par la DDM peuvent être consommé après leur date de durabilité minimale, sans danger, mais leur qualité gustative peut s’être détériorée. En règle générale, il s’agit de conserves, d’aliments séchés, de surgelés, mais aussi de produits tels que le sucre, le sel, le vinaigre, le vin… et bien-sûr, le fromage !

La date limite de consommation (DLC)

La DLC, quant à elle, indique aux consommateurs le dernier jour où un produit peut être consommé sans danger. Elle s’applique globalement aux denrées très périssables telles que le poisson ou la viande frais. Ces dernières sont effectivement susceptibles, après une courte période, de constituer un danger immédiat pour la santé humaine. Après la date limite de consommation, une denrée alimentaire est alors considérée comme risquée. Mieux alors vous abstenir de l’utiliser en cuisine.

Il s’agit principalement des produits laitiers frais, tels que le beurre, le lait et les yaourts au lait cru.

Combien de temps après la DDM consommer votre fromage ?

Bien que les fromages bénéficient d’une DDM ou DLUO et ne représentent aucun danger pour la santé avant le délai prescrit sur l’emballage, il ne s’agit pas pour autant de produits imputrescibles.

Dans la majorité des cas, vous pouvez vous pencher davantage sur la date inscrite sur l’étiquette d’un produit pour vous aider.

  • Si la DDM indique le jour, le mois et l’année, limitez-vous à 3 mois après la date.
  • Si la DDM indique le mois et l’année, vous pouvez étendre jusqu’à 18 mois.
  • Si la DDM indique uniquement l’année, cette durée peut aller jusqu’à plus de 18 mois.

Pour le fromage cependant, les choses peuvent se compliquer un peu. En effet, la durée de conservation peut varier en fonction de la qualité de l’affinage. Cela peut également dépendre du type de fromage en question. Les fromages à pâte molle, comme le Camembert de Normandie, le Brie ou le Coulommiers se consomment par exemple quelques semaines après la date de durabilité minimale indiquée. Tandis que les fromages à pâte persillée, tels que le Roquefort ou le Bleu d’Auvergne ne sera comestible que dans un intervalle de 2 semaines après la DDM. En revanche, bien que le Saint Môret soit un fromage à pâte fraîche, il sera toujours possible de le consommer quelques jours après la date indiquée.

Quoi qu’il en soit, prêtez une attention particulière à l’aspect de votre fromage avant de décider s’il est encore comestible ou pas. Pour ce faire, vous devez tout simplement vous fier à vos sens (vue, odorat et goût). Si vous constatez que le goût a été altéré, que l’odeur et l’apparence sont étranges ou qu’il présente une consistance bizarre, mieux vaut le jeter.

Par ailleurs, si de la moisissure se forme à la surface du fromage, vous pouvez l’enlever simplement en utilisant le dos de votre couteau. Si celle-ci s’est développée de manière trop excessive cependant, il serait probablement plus judicieux de le jeter aussi.

Comment préserver l’arôme des fromages plus longtemps ?

Pour que votre fromage ne s’altère pas et demeure comestible après la DDM, il convient de le conserver correctement. Vérifiez par exemple l’emballage. Une fois qu’un produit est exposé à l’air, il est effectivement susceptible d’être contaminé et de se gâter. Dans ce cas, ni la date limite de consommation ni la date de durabilité minimale ne s’appliquent d’ailleurs plus au produit en question.

Une fois chez vous, pensez à conserver votre fromage à la bonne température. Pour les fromages à pâte filée (Bocconcini, Burrata, Scamorza, Mozzarella, etc.), le réfrigérateur est à conseiller pour profiter d’une température comprise entre 4 et 6 °C, soit la zone fraîche. Il en est de même pour les fromages frais qui sont d’ailleurs à consommer le plus rapidement possible.

Pour les pâtes molles (Camembert de Normandie, Brie, Munster, Pont-l’Evêque…) ainsi que le sec, ils peuvent se conserver à température ambiante, mais sous une cloche à fromage, quelques heures avant de les consommer. Il faut ensuite bien les conserver au frais. Les fromages à pâte persillée, quant à eux, se préservent à une température inférieure à 10 °C. Si vous souhaitez les conserver le plus longtemps possible, vous avez la possibilité de les filmer.

Quelles sont les autres mentions obligatoires sur les étiquettes de fromage ?

Lorsqu’on parle de fromage, certaines informations doivent figurer impérativement sur l’emballage. C’est notamment le cas pour :

  • Le nom du fromage ;
  • L’espèce animale concernée (vache, chèvre, brebis…) ;
  • Le taux de matière grasse pour 100 grammes de produit fini (sauf si l’étiquette comporte les valeurs nutritionnelles et indique la teneur en lipides) ;
  • Certaines mentions comme « au lait entier », « au lait partiellement écrémé » ou « au lait cru entier » peuvent aussi remplacer le taux de matière grasse ;
  • Le traitement thermique appliqué ou non sur le lait (cru, pasteurisé, thermisé…) ;
  • Les allégations nutritionnelles et de santé (crème, double-crème, triple crème…).

D’autres renseignements sont quant à eux facultatifs, comme :

  • Le processus de fabrication (fermier, artisanal ou industriel) et
  • Les mentions de labels, dont les plus fréquents sont l’« AOP » (appellation d’origine protégée) et l’« IGP » (Indication Géographique Protégée).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • box connaisseur
    Livraison en 48H

    En France, au départ de la fromagerie

  • box connaisseur
    Garantie fraîcheur

    Colis isotherme avec gel réfrigérant.

  • box connaisseur
    Paiement 100% sécurisé

    Protocole SSL et 3D secure

btnimage